Démontage du bas moteur (carter principal)

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Démontage du bas moteur (carter principal)
La révision du bas moteur est identique àcelle d’un moteur 2 temps :

Démontage du vilebrequin :

Enlevez l’écrou sur l’axe fileté du vilebrequin, la rondelle d’appui, le plateau d’hélice en alliage, la rondelle acier entretoise, et faites très attention àne pas perdre la clavette en demi-lune qui bloque le plateau en rotation sur le vilebrequin.
A propos de cette clavette, il est même fortement conseillé d’en avoir une d’avance au cas où....
Certains fabricants en fournissent une en extra dans chaque boite, que vous stockerez dans la caisse de terrain pour parer àtoute perte qui arrive jamais au bon moment.

Si le plateau d’hélice ne s’enlève pas àla main, il sera nécessaire d’utiliser un extracteur ; toute autre méthode ne conduira qu’àendommager le moteur.

Vous pouvez alors pousser sur l’axe du vilebrequin pour le sortir du carter moteur.
Assurez-vous de l’absence de l’arbre àcames avant cette opération

Dans le cas où cette opération serait trop difficile àfaire àla main, utilisez la méthode suivante :
Vissez l’écrou de quelques tours sur l’extrémité filetée du vilebrequin jusqu’àaffleurement de l’extrémité du vilebrequin, de façon àprotéger le filetage.
Intercalez une cale en bois, et frappez àpetits coups avec un marteau ; cela doit suffire à« décoller  » le vilebrequin de ses roulements.

Si le vilebrequin refuse obstinément de bouger, chauffez uniformément l’ensemble du carter moteur et recommencez l’opération décrite ci-dessus sans oublier de protéger vos mains avec des gants en cuir épais. Si le vilebrequin résiste, retour àla case extracteur àgriffe et vis.

Extraction des roulements de carter :

Le vilebrequin est porté par deux roulements àbilles :

 Un petit roulement sur le palier avant, avec une flasque métallique où plastique sur la partie extérieure pour l’étanchéité et la protection contre la poussière
 Un gros roulement dans le carter moteur ; ce roulement peut être « standard  » avec cage acier, haute vitesse avec cage composite et billes acier, et même en inox pour une protection extrême contre la corrosion, mais le prix de la pièce s’envole en conséquence.

Le petit roulement derrière le plateau d’hélice s’extrait relativement facilement après chauffage du carter moteur en poussant par l’intérieur avec une section de bois dur rond du diamètre adéquat.

Le gros roulement s’extrait par inertie en frappant le carter moteur préalablement chauffé contre une grosse cale en bois. Si l’extraction se révèle difficile, refroidissez le roulement et seulement le roulement avec la bombe de produit givrant, et essayez de chasser le roulement en frappant sa cage intérieure en introduisant une section de bois où plastique très dur par le palier avant préalablement débarrassé de son roulement.
Si l’opération se révèle impossible avec ces moyens, il faudra recourir àun extracteur a griffes expansives, service qui peut être rendu pour une modique somme où un large sourire par un atelier de rectification mécanique automobile qui dispose de ce genre d’outil coà»teux.

Le carter principal mis ànu peut être maintenant facilement nettoyé.

Sur les moteurs 4 temps de marque O.S, profitez-en pour vérifier l’état et la libre rotation du petit roulement situé au fond du logement de l’arbre àcames.

NOTA : La principale avarie que je constate lors de chaque grosse révision d’un moteur 4 temps étant resté longtemps, voire très longtemps sans tourner (merci les copains...), est la corrosion très importante des roulements (jusqu’au grippage complet et définitif) , du corps de vilebrequin des poussoirs de soupapes et de l’arbre àcames.
De ce fait, il est essentiel avant tout stockage prolongé de lubrifier très abondamment l’intérieur du moteur avec de l’huile fine anticorrosion (L’huile spéciale pour armes avec ses composés antiacides et anticorrosion est àmon sens idéale ). L’introduction d’une dose importante l’huile se fera une fois le moteur en position verticale et le cache-culbuteurs enlevé (2 vis) : l’huile va lubrifier les culbuteurs et les ressort / queues de soupapes, puis va descendre dans les tubes-guides de tiges de culbuteurs pour lubrifier généreusement l’arbre àcames et ses roulements, puis le vilebrequin.
N’oubliez pas d’enlever la bougie pour faire de même dans le cylindre, et de bien « brasser  » le moteur d’une dizaine de tours de vilebrequin pour bien répartir l’huile avant de remettre en place le cache-culbuteurs ainsi que la bougie.
Une étiquette « moteur stocké plein d’huile  » vous rappellera de ne surtout pas utiliser de démarreur électrique au prochain redémarrage dans x semaines / mois / années !
Le coà»t d’une demi-burette d’huile est dérisoire par rapport aux frais de remplacement des roulements (25 Euros rien que pour les roulements de vilebrequin), et je ne parle pas du temps d’immobilisation du moteur et des ampoules aux mains...