Combien de débutants se sont sentis dépités quand, en arrivant dans un club pour apprendre à piloter, le moniteur leur a clairement expliqué qu’il valait mieux commencer par des machines plus simples de type trainer plutôt que par le warbird rêvé.T2M a pensé à eux avec le D7 ; qui malgré une allure d’avion pointu, se révèle être une machine fort docile au look particulièrement agréable et tout à fait adapté à l’apprentissage. Il va donc être enfin possible d’apprendre à piloter sur des avions qui ressemblent vraiment à des avions.
2 demi ailes supérieures
2 demi ailes inférieures
1 fuselage et son capot en fibre
1 verrière et 1 mitrailleuse (tiens il n’y en a qu’une !) en plastique thermoformé
1 sachet d’accessoires
2 càp 3mm
1 train d’atterrissage et son aile
1 magnifique paire de roues à rayons 130mm qui équipe également le Blue max
1 sachet contenant les haubans, les clés et les support de servos
1 planche d’autocollants
2 mats en bois dur entoilés
1 notice (elle aussi emballée mais en anglais).
Heureusement, elle est accompagnée de sa traduction dans notre bonne vielle langue. Parlons justement de la notice de montage. Eh bien on peut dire que c’est un exemple du genre. Elle fait exactement 45 page et décrit le montage phase par phase avec les photos explicatives qui vont bien. Il est évident que l’on a pensé avant tout aux débutants et ça c’est bien ! Après une inspection plus approfondie, on se rend rapidement compte que le contenu est d’une rare qualité et que tout y est à part bien sûr la radio, le moteur et la durit. L’objet en est presque précieux, à tel point que je me suis vu le manipuler avec les égards dus à son rang.
Le fuselage est réalisé en C.T.P. et balsa dans sa partie avant et en treillis de baguettes balsa à l’arrière. Les arrondis sur le dessus sont en expansé coffré balsa. Les tubes guides pour les commandes de direction et de profondeur sont déjà posés ainsi que tous les écrous à griffes pour la fixation de la cabane.
L’aile supérieure ainsi que l’aile inférieure sont chacune en deux parties à assembler par l’intermédiaire d’une clé d’aile en bois dur. On remarque un léger dièdre sur l’aile inférieur contrairement à sa grande sœur qui est plate comme un planche à pain. On note aussi que c’est l’aile inférieure qui reçoit, contrairement au réel, les ailerons qui sont, ici, de type full-span et actionnés par un unique servo central. La platine qui le supporte est livrée ainsi que deux petites cales, poncées au dièdre, qui assureront un maintient solide de cette dernière sur la voilure. Les charnières, sans axes, sont posées ;mais attention car elles ne sont collées que du côté aileron et non au bord de fuite. Ceci est aussi le cas pour les empennages.
La dérive et la profondeur sont réalisés en treillis de baguettes balsa et de même qualité que l’ensemble du kit ;l’ensemble étant entoilé au film thermorétractable classique qui ressemble fort à du Solarfilm. Maintenant que nous avons tout ce qu’il nous faut, attaquons la construction de cet adorable petit Fokker.
La méthode de fixation de la dérive et du stab est on ne peut plus classique. Il faut juste veiller à ne pas fragiliser la structure (un coup de cutter trop profond est si vite arrivé) en ôtant l’entoilage au niveau de la zone de contact du stab et du fuseau. Le collage se fait à l’époxy après une minutieuse mise en croix. J’ai, par contre, collé la dérive par infiltration de cyano fluide après l’avoir positionné à l’équerre.
Le gros morceau de la construction est l’installation de la cabane. De la minutie et de la rigueur sont ici les maîtres mots pour réussir cette opération et donner des qualités de vol saines à notre D7. Suivez donc la notice pas à pas (sans vous en égarer). Il a par contre fallu que je retaille les deux attaches de renforts de cabane car ces dernières étaient trop longues par rapport aux renforts d’aile. Pour ce qui est des mâts de la cabane, la notice n’indique pas dans quel sens ils s placent. Je m’en vais donc vous révéler un grand secret et ainsi vous éviter de tout monter pour rien. La partie réglable se positionne du côté fuselage ; le petit trou se trouvant au dessus permet de les immobiliser , après réglage, à l’aide d’une petite vis Parker.
Les ailerons sont montés sur charnières sans axes. Ces dernières ne sont collées que d’un côté. Positionnez donc, correctement, les ailerons et déposez une ou deux gouttes de cyano fluide sur les charnières. Laissez sécher puis actionnez les ailerons afin de leur rendre leu flexibilité.
Le second petit problème rencontré lors du montage du D7 a été l’incompatibilité du diamètre des bagues d’arrêt des supports d’aile de train avec le diamètre du train d’atterrissage. Il a donc fallu les changer pour d’autres d’un diamètre plus important. Ce petit désagrément est sans doute dû à une erreur lors de l’emballage. Toujours est-il que je vous invite à vérifier ce point précis au moment de l’achat ou le cas échéant, de faire l’acquisition de bagues d’arrêt 4mm.
un S3003 aux ailerons
un C507 à la profondeur
un C512 à la direction et aux gaz L’accus de 4.8v 650mAh prend place devant la platine radio et est bloqué par du double face puissant et deux baguettes de bois dur. Le récepteur est isolé dans une petite boîte en balsa, confectionnée pour l’occasion et bourrée de mousse. Autant cacher tous ces fils disgracieux n’est-ce pas ? L’inter et la prise de charge sont fixés dans le cockpit et dissimulés sous la petite peluche faisant office de pilote. Pour l’anecdote, celui-ci ne supporta pas les passages dos et décida de nous quitter pendant les vols d’essais (trouillard !).
Les tringles utilisées sont celles du kit car présentant d’excellentes qualités de robustesse et de flexibilité. Les chapes en plastique ont été installées ; cela dit, vous pourrez les changer pour d’autres en métal. Ce serait, en effet, dommage de perdre un si beau modèle sur une rupture aussi stupide que facilement prévisible !
Le centrage, à adopter pour le premier vol, se situe à 60mm du bord d’attaque de l’aile supérieure. Je l’ai obtenu sans ajouter un gramme de plomb avec le moteur utilisé et l’installation radio décrite ci-dessus.
Les débattements utilisés pour le premier vol sont ceux dits : vol tranquille à savoir :
ailerons : +/- 9.5mm
profondeur : +/- 9.5mm
direction : +/- 19mm
Vous pourrez, par la suite, pousser la dérive à fond et doubler la profondeur. Pour les ailerons il faudra vous contenter de +/- 15mm car après ça bloque. Toujours est-il que ce sera amplement suffisant pour une voltige coulée.
On démonte le capot, on serre bien la bougie et on recommence. Ok ! Maintenant ça fonctionne. Nous laissons passer un plein (rodage oblige ;enfin petit rodage !) et décidons de régler franchement gras pour le premier vol.
Le taxiage est un jeu d’enfant grâce à la roulette de queue conjuguée. Les grosses roues permettent aussi au D7 de se déplacer tout aussi aisément sur herbe.
Alignement en bout de piste et mise en puissance progressive. Cinq à dix mètres sont nécessaires pour qu’il passe tout seul sur son train et cinq mètres de plus pour qu’il quitte le sol sur une légère sollicitation de la profondeur. Cela dit, il est nettement plus joli de décoller réaliste en laissant le D7 rouler un peu plus longtemps et décoller sous pente douce. La prise d’altitude se fait calmement avec la motorisation et l’hélice utilisée. La vitesse d’évolution est relativement faible ( la 11x4 n’y est pas étrangère). Le D7 vire tout en douceur et il ne faudra pas espérer passer les tonneaux rapides avec les petits débattements (même avec les grands d’ailleurs).J’ai aussi remarqué une petite tendance à s’enfoncer dans les virages ; il faut donc bien le tenir à la profondeur et aider à la dérive en gardant un minimum de gaz (un pilotage trois axes en somme). La profondeur est souple et la dérive très efficace. Bref, on a l’impression de piloter un avion équipé de la direction assistée sur tous les axes. Le décrochage est quasi-inexistant. J’ai bien dit quasi car en tirant comme une brute, il est possible d’obtenir une petite abatée qui se rattrape aisément en deux à trois mètres avec les ailerons encore efficaces. Avec un peu de vent de face, manches des gaz et de la profondeur au ventre, le D7 parachute gentiment. Avec un peu d’entraînement, il est même possible d’atterrir dans cette configuration (instructors only !). L’atterrissage classique ne pose pas de problème particulier si ce n ‘est qu’il allonge plus que de mesure pour un biplan. On a même l’impression qu’il a peur de se poser. Le toucher de roues se fait gentiment que vous posiez de piste ou trois points. Evitez cependant de donner de grands coups de dérive après impact car il a tendance à racler l’aile inférieure de gauche à droite si les ordres donnés sur cet axe sont trop violents.
La voltige de base a également été testée. Bon, n’espérez pas rivaliser avec l’Extra 300 de votre pote sinon vous allez être déçu. Le tonneau passe très lentement et demande à être travaillé (c’est un bon point pour apprendre à réaliser cette figure qui n’est pas si simple que ça quand elle est exécutée avec peu de vitesse). Le looping est majestueux et de diamètre pas trop important avec la motorisation retenue. Le renversement passe sans problème des deux côtés. Le vol dos a été tenté et tient, malgré le profil plan convexe, avec un ordre modéré à piquer. Vous l’aurez compris, c’est à une voltige à l’ancienne, jouant sur l’inertie, que le Fokker est destiné. Avec les grands débattements, ça va un peu mieux mais est-ce vraiment la vocation de cet avion ?
| La maquette | Le vrai | |
| Envergure | 1230 mm | 8.90m |
| Longueur | 1090 mm | 6.95 m |
| Surf. alaire | 47.9 dm² | 20.20 m² |
| Masse annoncée | 2500 à 3000 g | 684 Kg (à vide) |
| Masse obtenue | 2550 g | |
| Charge annoncée | 52 à 62.6 g/dm² | 34 Kg/m² |
| Charge obtenue | 53.2 g/dm² | |
| Profil | plan convexe à 11.9% | |
| Radio | 4 voies/ 4 servos | |
| Moteur | .46 2T à .52 4T : OS 40LA | BMW 185cv |