Comme tout modéliste polyvalent qui se respecte, je me devais de posséder un de ces planeurs à l’aise dans toutes les conditions. C’est à dire capable de voler tel un lancer main, d’être catapulté, de s’exprimer à la pente avec peu ou pas de vent et de pouvoir se défendre en voltige classique quand le dieu Eole se réveille. Bref une machine à tout faire. Je me décidais donc à aller faire un petit tour chez New Power Modélisme afin de dénicher un planeur tel qu’ils savent les faire. Après les traditionnelles salutations, je commence à chercher l’objet de mes rêves. Un Spitfire à gauche, un Cap à droite, un 4m tout plastique devant, mais où sont donc les petites plumes ? J’aperçois enfin quelques cartons blancs posés à même le sol avec le nom du modèle qu’ils contiennent marqué au feutre. Ca doit être ça. Moonlight ? Tient, ça me dit quelque chose ce truc. Ah non, je confond avec le Sunlight : lancer main deux axes D-Box. On va quand même jeter un coup d’œil. Ouah ! un super lancer main trois axes en verre-kevlar avec D-Box et stab papillon. Je soupèse un peu et après un rapide calcul, je me rend compte qu’entièrement équipé, le modèle frôlera les 400à 500g. C’est parfait pour ce que je veux en faire. Je me relève et lance un j’veux l’même au vendeur. C’est donc contre une somme relativement coquette que l’on m’échange le Moonlight.
deux demi ailes
le fuseau, également en deux parties
le stab, toujours en deux parties
la clé d’aile en C.à.P. 4mm
les commandes de profondeur et de direction en C.à.P. 0.8mm
deux vis Nylon 4mm
un feuillet A4 indiquant l’angle d’ouverture du stab et le centre de gravité en guise de notice.
Chaque demi aile est de toute beauté avec sa double cassure au bord d’attaque et son saumon elliptique moulé. Mais le plus beau, reste quand même le fameux D-Box qui court sur environ 22% de la corde à l’emplanture et sur un peu moins de 15% au saumon. Les ailerons ont également des cordes évolutives pour respecter un rapport de 25% de la surface en bout d’aile. L’emplacement des servos d’ailerons est déjà prévu et les rallonges sont posées. Jetons à présent un petit coup d’œil au niveau de l’emplanture. Les tétons de centrage sont collés en place. Les trous pour le passage des vis Nylons sont renforcés par deux petits tubes en métal afin d’éviter l’écrasement lors du serrage et la formation d’un jeu après plusieurs atterrissages hasardeux. Notons également que les fourreaux de clé d’aile sont déjà posés. Le profil utilisé est un Selig 7061 et laisse présager de très bonnes qualités voilières. Le fuselage est lui aussi livré en deux parties. Cela peut peut-être surprendre mais ça s’explique par le fait que vous avez le choix du matériau utilisé pour chacun de ces deux éléments. Concrètement :vous pourrez donc choisir entre la fibre de verre et le kevlar pour l’ogive et entre la fibre, le carbone et le kevlar pour la poutre ; en fonction des disponibilités du magasin. Dans mon kit, l’ogive était en fibre et la poutre en kevlar. La verrière est quant à elle en fibre teintée bleue. Une chose qui fait très plaisir : les tubes guides pour les commandes de direction et de profondeur sont posées et fixés en place ;ce qui évite un collage qui peut parfois s’avérer laborieux. La platine, dans laquelle les vis Nylon s’insèreront est collée et les trous taraudés au bon diamètre. Les trous pour le passage des tétons de centrage sont, bien entendu, déjà percés. Le stabilisateur papillon est intégralement en structure de balsa 3mm avec bord d’attaque elliptique. Les volets sont en balsa plein et profilés comme il se doit. Une petite chose encore. Le fabriquant a , une fois de plus, pensé à nous en ponçant les chants à 55° afin d’obtenir du premier coup un angle d’ouverture du stab de 110°. C’est pas sympa ça ? J’allais oublier. L’ensemble du modèle, fuselage excepté, est parfaitement entoilé à l’Oralight. Ceci facilitera grandement les choses en cas de petit pépin.
Deux C261 de 8g en attaque directe sur les ailerons via une petite C.à.P. 0.8mm plus tube 2mm avec chape métal côté palonnier et un petit Z côté guignol. Ce montage permet d’obtenir une certaine flexibilité de la commande en cas d’atterrissage sur aileron baissé et permet de ce fait de limiter la casse au niveau des pignons. Les C261 sont collés dans leur logement respectif avec de la colle à chaud qui assure un maintient suffisant et relativement souple (toujours en cas de touchette). Le puit de servo est recouvert par de l’adhésif afin de limiter le poids et la trainée. Chaque demi aile ainsi équipée pèse 135g.
Deux MS 800 de 9g à la profondeur et à la dérive. Ils prennent place sur une petite platine en C.T.P. 2mm située sous l’aile. Chaque servo actionne sa gouverne via la traditionnelle corde à piano 0.8mm coulissant dans un tube guide de 2mm avec bague réglable côté palonnier et un petit Z côté guignol.
L’accus est un 4.8v 350 mAh. Il est placé le plus en avant possible et est calé par de la mousse et par un petit bout de baguette samba collée à la cyano.
Le récepteur est un R600 Graupner. L’avantage de ce récepteur est de posséder six voies pour une masse avec quartz de seulement 15g.
Ainsi équipé, notre bel oiseau accuse une masse de 467g !
Le centre de gravité du Moonlight se situe entre 60 et 70mm du bord d’attaque à l’emplanture en fonction de l’endroit où vous volez. Pour ce qui est des débattements, je vous donne les miens à titre indicatif. L’essentiel sur ce genre de machine étant de se sentir à l’aise ;vous les adapterez donc en fonction de votre pilotage.
ailerons : 20 mm vers le haut/ 15 mm vers le bas
profondeur : 15 mm vers le haut/ 13 mm vers le bas
direction : 15 mm vers le haut/ 15 mm vers le bas
volets : 3 mm vers le haut/ 10 mm vers le bas
Après une heure, de lancers successifs, mon bras commençait à crier pitié. La petite catapulte fut donc sortie du coffre de la voiture et installée en toute hâte. Ce mode de mise en altitude est toujours très impressionnant car l’accélération est phénoménale et la restitution incroyable. Ne craignez rien, la structure encaisse sans broncher. Vous pourrez facilement atteindre une altitude de 40 à 50 mètres et voler pendant plus de deux minutes dans du neutre. L’utilisation d’un sandow est une autre alternative et permet de glaner encore quelques mètres.
Moonlight à la pente : Voyons voir ce que vaut notre petit rayon de lune à la pente. La pente utilisée pour ces test n’est en fait qu’une butte d’une dizaine de mètres de haut par une centaine de long. Le jour du premier essai, le vent est faible. Quelques Titolettas bataillent sec. Un petit lancer et c’est parti. Le vol est rapide sans être balistique. La prise d’altitude est très correcte et l’animal se retrouve rapidement au dessus de tout le monde. Petite prise de vitesse pour passer au ras de la crête et des antennes. Tient, ça siffle ! Je vais faire peur aux lapins avec mon machin. J’enchaîne les passages rapides avec virages serrés. Malgré une charge alaire relativement faible, le Moonlight restitue correctement pour son gabarit (c’est très plaisant). Je décide de reprendre un peu d’altitude afin de taquiner la voltige de base. Petite prise de badin afin de passer un renversement qui ma foi est tout à fait correct malgré le stab papillon. Le looping est une formalité. Le vol dos demande à être soutenu mais il ne faudra pas insister dans cette configuration sous peine de perdre pas mal d’altitude. Les tonneaux sont assez lents et demandent à être pas mal travaillés. Il est donc tout à fait possible de s’amuser un peu lorsque l’on en a assez de faire des allers-retours le long de la pente.
Envergure : 1800 mm
Longueur : 935 mm
Surface alaire : 27.195 dm²
Allongement : 11.9
Effilement : 0.5
Corde à l’emplanture : 180 mm
Corde au saumon : 90 mm
Profil : Selig 7061
Masse : 467 g
Charge alaire : 17.17 g/dm²
Radio : 4 voies/ 4 servos
Les plus :
Qualité du kit et des matériaux
Polyvalence
Aile à D-Box
Entoilage à l’Oralight
Les moins :
Le prix
Pas de carénages de servos